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Visiter Grenoble

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Grenoble, ville d’art et d’histoire

Grenoble est située sud-est de la France, chef-lieu du département de l’Isère et ancienne capitale du Dauphiné. Grenoble est la préfecture et la plus grande ville du département de l’Isère, situé au pied des Alpes françaises, là où le Drac rejoint l’Isère. Important centre scientifique européen, la ville se présente comme la « capitale des Alpes » en raison de sa taille et de sa proximité avec les montagnes.

Visite du vieux Grenoble

L’histoire de Grenoble remonte à plus de 2000 ans, à l’époque où elle était un petit village gaulois. Elle est devenue la capitale du Dauphiné au XIe siècle. Le développement industriel a accru l’importance de Grenoble à travers plusieurs périodes d’expansion économique au cours des trois derniers siècles.

Cela a commencé par une industrie florissante du gant aux 18e et 19e siècles, s’est poursuivi par le développement d’une forte industrie hydroélectrique à la fin du 19e et au début du 20e siècle, et s’est terminé par un boom économique après la Seconde Guerre mondiale, symbolisé par la tenue des Jeux olympiques d’hiver.

En empruntant les quais de l’Isère vous découvrirez les quartiers historiques de Grenoble, le quartier Saint-Laurent et ses belles façades colorées se reflétant dans l’Isère, puis vous rendre dans le quartier des antiquaires de la rue Lafayette à la rue Voltaire. De ruelles en petites places, Grenoble dévoilera son architecture et ses immeubles aux portes cochères impressionnantes. Vous pourrez terminer la balade par la place Saint-André devant l’Ancien Palais du Parlement.

La vieille ville

Le centre ville de Grenoble cache de nombreuses ressources pour fasciner le visiteur. Et devant plus de mille ans d’histoire à contempler, du 10ème siècle la cathédrale Notre Dame dans le bâtiment du progrès 19ème siècle. Le cœur de la ville rafraîchira le promeneur à l’ombre des platanes centenaires du Jardin de Ville, à deux pas de la maison natale de Stendhal. Façades pastel baignées de soleil, terrasses, treillis, un véritable parfum de dolce vita flotte sur le Jardin de Ville.

Les musées de Grenoble

Grenoble est une ville connue pour ses écrivains et artistes, natifs ou de passage, tels que Stendhal, Debelle, Hache, Hébert… De nombreux musées de Grenoble et de sa région témoignent de leurs œuvres. Le Musée de Grenoble (situé au cœur de la ville, place Notre Dame et à l’arrêt éponyme du tram et du bus B) possède une grande collection d’œuvres modernes, mais aussi des collections plus classiques et un parc avec de nombreuses statues.

>>> Découvrir les musées de Grenoble

Découvrir le patrimoine grenoblois

Patrimoine historique

Grenoble compte 33 monuments inscrits à l’inventaire des monuments historiques, 6 lieux et monuments inscrits à l’inventaire général du patrimoine culturel et un monument nommé Patrimoine de l’Isère. La ville est labellisée ville d’art et d’histoire depuis le 27 juillet 2017.

Grenoble est restée une ville proche d’une frontière et fortifiée par des murs jusqu’au dernier quart du xixe siècle, ce qui explique la taille relativement réduite de son centre historique. Cependant, il reste évocateur et regorge de nombreuses œuvres qui témoignent de l’histoire de la ville.

Dans un passé plus récent, le patrimoine de Grenoble s’est également enrichi de nombreux monuments datant du XXe siècle, dont l’un des plus emblématiques est le téléphérique de Grenoble, aussi surnommé les bulles de Grenoble.

Le parc Paul-Mistral, créé par l’exposition internationale de 1925, conserve quant à lui la tour Perret, vestige de cet événement qui est un symbole du développement industriel de Grenoble.

Le parc concentre également de nombreuses œuvres datant du bouleversement des Jeux olympiques. Il convient également de mentionner le garage hélicoïdal du centre-ville, un chef-d’œuvre de l’art déco en béton armé.

Grenoble, ville moderne

Art, Hi-Tech et Sport sont les trois mots qui caractérisent le mieux cette agglomération de près de 500 000 habitants qui combine l’infrastructure d’une ville moderne avec le cadre magnifique des hautes montagnes alpines qui l’entourent. La ville est devenue l’un des plus importants centres de recherche, de technologie et d’innovation d’Europe, un habitant sur cinq travaillant directement dans ces secteurs.

Grenoble est une ville très active avec trois universités (plus de 60 000 étudiants), une école internationale de management, neuf écoles d’ingénieurs, plusieurs centres de recherche publics et privés, axés notamment sur les nouvelles technologies (synchrotron, MINATEC, LETI). La plupart de ces organismes de recherche sont concentrés au nord de Grenoble dans ce que l’on appelle le polygone scientifique.

De part et d’autre de l’Isère, on descend d’abord dans les sous-sols pour trouver les plus anciens sites de la ville : la crypte de Saint Oyand nichée dans l’ancienne église Saint-Laurent et le baptistère du IIIe siècle font une plongée dans l’archéologie et accueillent les amateurs d’histoire ancienne. C’est ensuite sur les traces de François de Bonne, duc de Lesdiguières, qu’il faut marcher : ce solide soldat conquiert Grenoble en 1590 et consolide son architecture militaire : remparts, construction de la Bastille et modernisation de la ville.

L’histoire fait ensuite un bond jusqu’en 1788 et la fameuse Journée des tuiles, qui fait encore de Grenoble une ville rebelle. Les émeutes, qui marquent le début de la Révolution française, ont lieu le 7 juin 1788 : les parlementaires grenoblois affrontent la Garde royale avec des tuiles. Clin d’oeil : un jeune témoin de la scène la racontera plus tard dans la « vie d’Henry Brûlard » – ce n’est autre que Stendhal …

Napoléon, de passage dans la ville en 1815 à l’occasion des Cent-Jours, a inauguré la route qui porte son nom.

La ville industrielle innovante de Grenoble a déployé ses ailes dès le XIXe siècle, avec le développement de l’énergie hydroélectrique, de l’industrie du gant et du ciment. Point culminant de cette époque, l’Exposition internationale de 1925, consacrée, ce qui ne s’invente pas, à la houille blanche et au tourisme.

La Seconde Guerre mondiale va raviver son esprit frondeur et sa résistance : Grenoble reçoit la médaille de camarade de la libération.

L’esprit scientifique de Grenoble prévaut dans l’après-guerre avec l’ouverture d’instituts de recherche puis de l’université, et enfin les Jeux olympiques d’hiver de 1968 donnent une impulsion sportive à l’expansion de la ville.

Toujours innovante, Grenoble a inauguré son tramway en 1987, puis a accueilli le Synchrotron en 1994. Aujourd’hui, ce sont les écoquartiers qui prennent la place de l’histoire à construire.

Le cœur de la ville est également sillonné par les vélos : retrouvez-vous entre amis, sur les berges de l’Isère, le long du quartier Saint-Laurent, récemment rénové pour mieux marcher. Le cœur de la ville abrite des musées qui font la part belle à l’histoire et la rendent accessible à tous les visiteurs.

Parmi les lieux d’intérêt, on peut citer en premier lieu la place Grenette. Au cœur du centre historique et commercial, les foires aux grains de Grenoble (d’où le nom) se tenaient autrefois ici. Aujourd’hui, elle est bordée de restaurants et de brasseries. De là, la Grande Rue, qui était l’ancienne rue romaine, mène à la place Saint-André, où se dresse la statue du chevalier Bayard, ainsi qu’au Palais du Parlement du Dauphiné, dont la partie la plus ancienne date du XVe siècle. Sa façade est confrontée à différents styles et matériaux, témoins de ses différentes périodes de construction. Un peu plus loin se trouve la Place aux Herbes avec son marché. Anciennement appelée place du Mal-Conseil, elle était traditionnellement au Moyen Âge le lieu du pouvoir populaire à Grenoble, où les Grenoblois se réunissaient pour discuter des affaires de la ville.

Plus à l’ouest se trouve le Jardin de la Ville (dont une partie est due à Le Nôtre), la tour du Trésor (xivème siècle) et l’ancien hôtel de Lesdiguières, construit en 1602 par l’architecte Pierre La Cuisse (ancien hôtel de ville et aujourd’hui Maison de L’International). Le Jardin de la Ville contient également la station de la vallée du téléphérique de la ville.

La vieille ville de Grenoble regorge également de bâtiments qui rappellent son passé de circonscription parlementaire. Une mention particulière doit être faite de l’hôtel de Pierre Bucher, (procureur général du roi et doyen de l’université de Grenoble), rue Brocherie, qui comporte deux parties. La plus ancienne, construite en 1560 sur trois niveaux avec des baies jumelles ornées de médaillons, témoigne du profond changement de l’architecture à cette époque, qui passe du gothique à la Renaissance. Une partie de la rue avec sa belle entrée de garage et sa façade avec mezzanine est représentative du 18ème siècle.

Par ailleurs, l’Hôtel d’Ornacieux, dit Maison de Vaucanson, rue Chenoise, construit après 1620, présente un intérêt historique certain. Un portail en pierre bicolore donne accès à la cour et à son escalier principal, l’un des plus beaux de la région Rhône-Alpes. Jacques de Vaucanson, célèbre mécanicien et inventeur d’automates, a vécu dans cet hôtel. L’hôtel de François Marc (conseiller au Parlement de Grenoble), rue Barnave, datant de 1490, présente un portail en arc brisé orné d’un écu sculpté d’un lion (symbole de l’évangéliste Marc), un portique à voûtes croisées et des fenêtres gothiques anciennes sur la cour carrée.

Au 10 rue Chenoise se trouve un hôtel de style gothique tardif du 15ème siècle avec une façade bien restaurée et une cour intérieure ; enfin, au 16 rue Jean-Jacques Rousseau, l’hôtel Coupier Maille du 17ème siècle possède une porte en bois monumentale. Par ailleurs, l’appartement du Dr Gagnon (grand-père de Stendhal), Grande Rue, est ouvert depuis le 15 septembre 2012 comme nouveau musée Stendhal.

Comme autres monuments exceptionnels, il faut citer le tour de l’île, datant du XIVe siècle (le premier hôtel de Grenoble ; aujourd’hui l’annexe du musée de Grenoble abrite la collection de dessins) et le lycée Stendhal construit au XVIe siècle (ancien collège des Jésuites, rue Raoul Blanchard). En 1673, le Père Bonfa y a peint un cadran solaire, aidé par ses élèves. Il s’agit d’une fresque couvrant 100 m 2 de murs et de plafonds dans l’escalier principal. Ce cadran solaire réfléchissant fonctionne toujours parfaitement : à l’aide d’un miroir placé sur la fenêtre, le soleil se reflète et donne un point lumineux qui, passant sur les lignes du plafond et des murs, indique l’heure solaire, le mois et le signe du zodiaque. Il permet également de faire connaître l’heure dans toutes les écoles jésuites du monde. Sa taille et son intérêt astronomique le rendent unique au monde.

De l’autre côté de l’Isère, sur la rive droite, dans le quartier Saint-Laurent (le quartier « italien » de Grenoble avec, entre autres, ses nombreuses pizzerias), la Porte Saint-Laurent (reconstruite en 1615 sur ordre de Lesdiguières ) et la Porte de France. La passerelle Saint-Laurent, suspendue au-dessus de l’Isère, date de 1837 et se trouve à peu près à l’endroit où les Romains ont construit le premier pont sur l’Isère en 43 av. Au 97 rue Saint-Laurent, l’ancien hôtel des monnaies est un beau bâtiment du début du xviiie siècle. Les Dauphins frappent des pièces d’or et d’argent de la même valeur que les pièces du Royaume. mais à leurs armes. Le bâtiment a conservé son couloir voûté de la Renaissance. Dans la cour, un portail surmonté d’un fronton triangulaire encadré par deux colonnes donne accès à un escalier en colimaçon.

Plus au sud se trouve la ferme de Vaulnaveys (ou tour Prémol), le village olympique, construit au xiiie siècle.

L’ère industrielle
Grenoble a connu une importante expansion vers l’ouest et le sud au-delà de ses murs au cours du xixe siècle, suite au développement économique de la ville. Le centre ville s’agrandit fortement et c’est l’occasion de moderniser et de construire des quartiers dans les styles architecturaux de l’époque destinés à accueillir les services administratifs et la nouvelle bourgeoisie industrielle de Grenoble.

Cette extension a été construite au sud autour de la place de Verdun, l’ancienne place d’Armes et le centre du pouvoir administratif de la ville. Il est entouré de remarquables bâtiments en pierre calcaire, représentatifs de l’époque du Second Empire, tels que la préfecture de l’Isère, l’ancien musée-bibliothèque, l’hôtel des troupes de montagne, l’ancienne université, ainsi que des rues et des bâtiments du xixe siècle. siècle.

L’élargissement du centre ville vers l’ouest s’est fait peu après autour de la place Victor Hugo (où se trouve une statue d’Hector Berlioz), les principales artères urbaines étant le boulevard Édouard Rey ou le boulevard Alsace-Lorraine . On peut y admirer de nombreux bâtiments de style haussmannien, la plupart en béton (appelé à l’époque « béton moulé » et dont Grenoble a été le berceau). Parmi les plus remarquables, on peut citer l’immeuble « éléphant » de la rue Félix Poulat, l’immeuble « au griffon » à l’angle de la rue Molière et du boulevard Édouard-Rey ou encore la « Coupole dauphinoise », boulevard Alsace-Lorraine.

C’est également à cette époque que sont construites les Halles, place Sainte-Claire, dans le style des anciennes halles de Paris.

Le quartier Bouchayer-Viallet, quant à lui, témoigne du passé industriel de la ville avec la petite Halle, récemment réhabilitée suite au réaménagement du quartier, l’ancienne usine Cémoi, ou encore le Centre national d’art contemporain : halle construite par l’Atelier Eiffel pour l’Exposition universelle de Paris en 1900, elle a été rachetée par les industriels grenoblois Bouchayer et Viallet, démontée et transportée à Grenoble. Il se distingue par sa structure métallique rivetée, caractéristique des ateliers Eiffel, et sa grande verrière.

L’hôtel de ville, inauguré fin 1967, abrite un grand nombre d’œuvres d’art commandées à des artistes célèbres (comme une mosaïque en marbre de Charles Gianferrari ou une tapisserie de Raoul Ubac, tissée par les ateliers des Gobelins). En arrivant depuis les Grands Boulevards, l’entrée du parc est marquée par la présence de la vasque olympique, véritable trace du passé olympique de la métropole alpine. Il a été rejeté lors du passage de la flamme olympique des Jeux olympiques d’hiver de 1992 et 2006, ainsi que pour la célébration des 40 ans des Jeux olympiques en février 2008. Il convient également de mentionner la présence du Palazzetto dello Sport , d’une complexité technique considérable, notamment pour sa structure composée de deux voûtes cylindriques en béton armé superposées à angle droit,

Le développement du village olympique et du quartier de la Villeneuve a également fortement influencé le visage urbain de l’agglomération. Grenoble possède également d’autres ouvrages remarquables datant des Trente Glorieuses comme, entre autres, les grands boulevards et leur architecture, couvrant les aménagements des années 1930 à 1960, les imposantes Trois Tours de l’Île-verte (devenues à leur achèvement les plus hautes tours d’habitation d’Europe), l’immeuble en forme de S et la Maison de la Culture, inaugurée par André Malraux.

D’autre part, de nombreuses œuvres d’art contemporain couvrent actuellement la ville, que ce soit à la gare (Calder), dans le parc Paul-Mistral ou dans le parc Albert Michallon. Enfin, des constructions plus récentes comme le Musée de la peinture et le Stade des Alpes sont sans aucun doute des œuvres importantes du patrimoine architectural de la ville.

Le téléphérique
Embrassez la métropole de Grenoble et sa vallée d’un seul coup d’œil en montant à bord du téléphérique. Premier téléphérique urbain de France, il a été inauguré en 1934, avant d’être transformé en forme de « bulles » en 1976. Ces cabines rondes aux parois translucides vous emmènent en cinq minutes sur les fortifications de la Bastille, à près de 500 mètres d’altitude …

Piste du massif de la Chartreuse, la Bastille est le point de départ de belles courses alpines, à pied ou en VTT. Découvrez la Terrasse des géologues qui surplombe les contreforts des Préalpes : Vercors et Chartreuse. Le point de vue Vauban offre une vue imprenable sur le massif de Belledonne, avec le Mont Blanc au loin. Les salles à l’intérieur des fortifications ont été spécialement aménagées pour accueillir des séminaires et des soirées de gala.

Patrimoine religieux
La ville possède un important patrimoine religieux, lié à la présence ancienne de nombreux couvents et témoignant de l’influence considérable des évêques de la ville, car, en tant que guides spirituels du diocèse, ils ont également été détenteurs du pouvoir temporel pendant plusieurs siècles. en rivalité avec les Delphins. La disposition spatiale permet de rendre compte de ces deux espaces de pouvoir : d’un côté de la ville, le groupe épiscopal autour de la cathédrale Notre-Dame et de sa place, symbole du pouvoir des évêques ; de l’autre, le quartier delphinal avec la collégiale Saint-André et le Palais du Parlement, symbole du pouvoir des Dauphins. « Deux places, deux juridictions, deux clochers qui se regardent avec urgence ».

Cathédrale épiscopale du groupe, place Notre Dame
Constitué de la cathédrale Notre-Dame et de l’église Saint-Hugues, (qui forme avec elle une double église), de l’ancien palais épiscopal et des vestiges du baptistère, le groupe cathédral est un ensemble complexe, dont les parties les plus anciennes datent des xiiie et xiii siècles. Cette cathédrale abrite dans son chœur le plus grand ciborium de France (gothique tardif du xvème siècle, atteignant quinze mètres de haut). La tour Clérieux, datant du IXe siècle, est visible depuis le parvis de Notre-Dame.

L’ancien palais épiscopal, qui est le musée de l’ancien évêché depuis septembre 1998, possède un beau portail d’entrée, un escalier monumental avec une rampe en fer forgé. Le bâtiment actuel date du xviiie siècle, mais les éléments antérieurs (Moyen Âge) ont été conservés dans les étages et au-dessus sont visibles au sous-sol depuis 1999 les vestiges du baptistère gallo-romain du xiiie siècle et, et paléochrétien utilisé entre le quatrième et le dixième siècle (redécouvert en 1989, lors de la construction de la ligne de tramway B

Collégiale Place Saint-André
Datant du début du XIIIe siècle, la collégiale Saint-André est l’un des premiers édifices gothiques de la ville et abrite depuis 1822 le grand mausolée du Chevalier Bayard, mort en 1524.

C’est le dauphin Guigues-André qui, dès 1228, lance sa construction au cœur du quartier delphinal, lieu de pouvoir des dauphins au Moyen Âge, pour y installer le chapitre des chanoines qu’il avait fondé deux ans plus tôt, et affirmer ainsi son pouvoir sur celui de l’évêque. Avec ses 56 mètres, le clocher de Saint-André est resté le plus haut bâtiment de la ville depuis sa construction jusqu’à la seconde moitié du xixe siècle.

Autres bâtiments religieux
Parmi les autres bâtiments de la ville, citons l’église Saint-Louis, rue Félix-Poulat. Construit de 1689 à 1699, à l’instigation de M. Camus, sur un site proche des remparts et des casernes de la ville et donné le 28 juin 1685 par Louis XIV, qui a également accordé trois subventions successives de 36 000 £, sur un projet de Claude Mollard.

D’autres bâtiments ont été construits à la suite des expansions successives de la ville à partir du xixe siècle. Le quartier Berriat est dominé par la silhouette de l’église Saint-Bruno, place Saint-Bruno. Dédiée à Bruno le Chartreux, fondateur du premier monastère de la Grande Chartreuse, elle a été ouverte au culte en 1879. Il s’agit de la première église construite à l’ouest de la ville dans les nouveaux quartiers ouvriers et, avec ses 67 mètres, elle est devenue le plus haut bâtiment de la ville. Près de la gare de Grenoble se trouve la basilique du Sacré-Cœur, place Doyen Gosse. Construite entre 1917 et 1924, cette basilique est un ex-voto de la ville. Son clocher reste inachevé. Il abrite un Christ en pierre réalisé par le sculpteur Émile Gilioli en 1942, ainsi que 25 peintures de l’artiste Marie Adomi Israël.

Plus récemment, l’église Saint-Jean, boulevard Joseph Vallier, a été construite de 1963 à 1965. Cette église est certainement, par sa forme circulaire originale perchée sur des pilotis, l’édifice religieux récent le plus marquant de Grenoble. Le toit est surmonté d’une grande lanterne composée de neuf baies avec une croix au sommet, atteignant une hauteur de 27 mètres. Deux ans plus tard, l’église de Saint-Luc est inaugurée sur l’Île Verte. Fait inhabituel, elle fait partie d’un complexe architectural comprenant l’église en bas et un immeuble d’appartements au-dessus.

Bâtiments transformés
De nombreux autres édifices religieux de Grenoble ont également vu leur utilisation changer au fil des ans. Aujourd’hui, nombre d’entre eux sont devenus des sites importants de la vie culturelle locale. L’ancienne église de Saint-Laurent, par exemple, est devenue le musée archéologique Grenoble Saint-Laurent. Il s’agit d’un site web du complexe archéologique du Xi siècle à Saint-Laurent. La « crypte » de Saint-Oyand (début du VIe siècle) est un monument très précieux et rare du Moyen Âge en France encore debout.

L’ancien monastère de la Visitandine de Sainte-Marie-d’en-Haut, fondé en 1618, est devenu pour sa part, après une histoire pleine de vicissitudes, le musée dauphinois. A l’intérieur, la chapelle de la Visitation, véritable joyau de l’art baroque français, a reçu en 1662 un grand retable en bois doré, don de François de Bonne de Créqui, et en 1666 un superbe décor de fresques en trompe-l’oeil. l’œil dû au peintre Toussaint Largeot, pour célébrer la canonisation de François de Sales.

Un sort similaire a été réservé à l’ancienne chapelle de Sainte-Marie-d’en-Bas, rue Très Cloîtres, transformée en théâtre. Construite en 1652, la façade présente un beau portail encadré par des colonnes jumelles portant un entablement et des braseros, agrémenté d’un motif de nuages rayonnants.

Fondé en 1646, l’ancien couvent des Minimes, rue du Vieux Temple, a connu une histoire mouvementée. Aujourd’hui, les bâtiments abritent la maison des étudiants et l’ancienne chapelle a été transformée en salle de concert (salle Olivier Messiaen) pour l’orchestre Les Musiciens du Louvre – Grenoble et diverses activités culturelles.

Enfin, l’ancien monastère des Bernardines de Sainte-Cécile, rue Servan, a lui aussi connu une histoire mouvementée : fondé en 1624, réquisitionné par les armées révolutionnaires en 1791 et transformé en entrepôt pour le matériel des troupes, il est devenu un cinéma dans les années 1920 avant d’accueillir un dancing appelé « Hell », puis le théâtre Rio de 1974 à 1999. Depuis 2009, il abrite le siège des éditions Glénat, dont l’installation a permis de redonner toute sa splendeur à la réhabilitation du couvent. Désormais, la chapelle, la cour et la bibliothèque de plus de 20 000 ouvrages sont à nouveau ouvertes aux visiteurs. En outre, une statue à l’effigie de Titeufnow surplombe le porche de l’ancien couvent.

Patrimoine funéraire
Remplaçant les cimetières paroissiaux des siècles précédents, le premier cimetière municipal a été créé en 1810 sous Napoléon Ier, et a été nommé cimetière Saint-Roch. Il a remplacé un cimetière utilisé depuis seulement dix ans le long du Drac, abandonné en raison de son éloignement de la ville fortifiée et surtout en raison de sols alluvionnaires chargés de graviers peu propices à l’inhumation des corps. Il contient 824 tombes classées comme remarquables, tant sur le plan architectural qu’historique. En 1941, un deuxième cimetière municipal de sept hectares, celui du Grand Sablon, est ouvert à la périphérie de la ville, sur la commune de La Tronche. Enfin, face à la saturation de ce dernier, en 1995, un troisième cimetière intercommunal de huit hectares a été ouvert sur la commune de Poisat.

Patrimoine militaire
La ville était un important site de garnison à la frontière du Royaume de France. L’héritage militaire est encore visible aujourd’hui dans divers endroits de la ville.

Le bâtiment le plus symbolique de ce patrimoine est sans doute le Fort de la Bastille, qui domine toujours la ville de sa silhouette imposante. Il se compose entre autres d’une tour de guet construite au XVIe siècle et d’une tour flanquée de deux forts à ramifications, en amont d’un fort à chevaliers, d’un fossé et d’un émail. Ses remparts, casemates et escaliers s’étendent également sur près de trois cents mètres de hauteur jusqu’aux abords de la vieille ville.

. En contrebas se trouve également la citadelle du Rabot, un lieu où vivaient les soldats, ainsi que le jardin des dauphins. La forteresse sommitale est également accessible par téléphérique depuis Grenoble. Enfin, de part et d’autre du site se trouvent les portes de France et de Saint-Laurent.

De même, l’esplanade Alain Le Ray, la cour d’honneur de l’ancienne caserne militaire De Bonne, ouverte en 1883, et ses bâtiments, rénovés au cours du développement du quartier, s’imposent aujourd’hui comme des témoins remarquables du passé. Militaire Grenoble. S’y ajoutent la caserne de l’Alma, rue Cornélie Gémond, les bâtiments à l’entrée de la cité administrative de Dode (où se trouve également l’ancienne poudrière construite par Vauban, rue du Commandant Lherminier, et datant de la fin du xviiie siècle), sans oublier l’ancien hôtel de la Division aujourd’hui hôtel des troupes de montagne, au lieu de Verdun.

Enfin, la métropole alpine possède de nombreuses portions de remparts datant de toutes les époques. Les plus anciennes, la rue Lafayette et le musée de l’ancien évêché, datent du troisième siècle et sont les vestiges des murs romains. Près du Musée de Grenoble se trouvent deux pans de murs de la citadelle de Lesdiguieres construite au début du xviiie siècle et la Tour de l’île, achevée en 1418, qui ne marque que des vestiges des fortifications médiévales de Grenoble. Enfin, plusieurs vestiges des remparts du général Haxo construits au XIXe siècle. siècle subsistent : le long du parc Michallon, où plusieurs pans de mur sont conservés, mais surtout près du parc Paul-Mistral, où un rempart entier est conservé, et ce jusqu’à l’ancienne porte Très-Cloître, dont la partie nord existe encore, côté rue Malakoff.

Patrimoine culturel

Théâtres et salles de spectacle
À partir du XIVe siècle, de nombreux « mystères » sont joués sur la place Saint-André et, pour les grandes occasions, des « histoires » sont jouées dans des salles transformées en théâtres. En 1658, Molière et sa troupe se produisent dans cette salle, qui n’est pas encore considérée comme un théâtre, mais comme la salle de jeu de paume du duc de Lesdiguières. Le lieu devient un véritable théâtre l’année suivante, en septembre 1768. Le bâtiment est adjacent à un autre auditorium, la Cinémathèque de Grenoble.

En 1952, le conseil municipal se donne les moyens de doter l’établissement d’équipements modernes pour assurer le confort et la sécurité des spectateurs. L’intérieur a été entièrement redessiné. Les efforts ont principalement porté sur l’acoustique et la manœuvrabilité. La façade a été démolie et modernisée, l’entrée décorée de fresques polychromes en trompe-l’œil de l’artiste Georges Gimel représentant les artistes et acteurs des années 1920. Le bâtiment a été rénové et rajeuni dans les années 2000 et la décoration du mur de la scène aveugle a fait l’objet d’un concours ; il a été décoré de fenêtres en trompe-l’œil, correspondant à celles des façades voisines. La salle a été entièrement reconstruite pour l’ouverture de la saison 2007/2008 avec 617 nouveaux sièges. Le théâtre municipal propose une soixantaine de spectacles par saison.

La scène théâtrale grenobloise est également présente à la Maison de la culture de Grenoble. En tant que scène nationale, elle comprend un studio de répétition pour le théâtre et le célèbre Centre dramatique national alpin (CDNA) dirigé par Jacques Osinski (fermé le 1er janvier 2014). Il propose des œuvres majeures du répertoire et des textes contemporains, joués tour à tour à Grenoble, puis en tournée dans toute la France. Trois spectacles ponctuent chaque saison, dont un par un directeur invité et des lectures fréquentes de textes contemporains.

Grenoble abrite d’autres salles de spectacles comme le café-théâtre La Basse-cour, qui privilégie les spectacles d’humour, ou le Théâtre 145 géré par le collectif Tricycle et associé au Théâtre de Poche. La programmation de ces deux théâtres est axée sur la jeune création et la transversalité des formes artistiques. Un travail artistique est mené avec les habitants du quartier Berriat (ateliers d’écriture, concours de contes, école du spectateur…). Le festival des vœux croisés y est organisé. Il a une capacité de 277 sièges.

De plus, l’Espace 600, situé à La Villeneuve, est particulièrement spécialisé pour un public jeune. L’établissement « Le 102 » mérite également d’être mentionné. C’est un lieu autogéré sans subventions, qui occupe depuis 1983 des locaux en accord avec la ville de Grenoble. Le 102 est connu pour ses concerts de musique improvisée et ses séances de cinéma expérimental et documentaire.

Musique et danse
La principale institution de Grenoble dans ce domaine est la Maison de la Culture. Construit par André Wogenscky pour les Jeux olympiques, il a rouvert ses portes après d’importants travaux de réhabilitation et d’agrandissement en 2004. Anciennement appelée Le Cargo, elle a ensuite changé de nom pour devenir la MC2 (pour « Maison de la Culture 2 »). sont nombreuses et diverses puisqu’elle comprend une grande salle de 1 028 places, un auditorium de 998 places, une petite salle de 244 places, une salle de création de 494 places ainsi que deux studios de danse et un studio d’enregistrement. Depuis sa rénovation, sa fréquentation dépasse les 100 000 spectateurs par an. Deux centres de création prestigieux y sont associés, le Centre chorégraphique national de danse contemporaine dirigé par Jean-Claude Gallotta et les Musiciens du Louvre-Grenoble dirigés par Marc Minkowski.

L’ancienne chapelle du couvent des Minimes à Grenoble a également été transformée en salle de musique Olivier Messiaen où se produisent également Les Musiciens du Louvre. Il peut accueillir quarante-deux musiciens sur une scène devant 375 spectateurs.

Outre les activités des musiciens du Louvre, la salle Morillot, dans l’aile de l’ancien couvent temple, est mise à disposition de la MJC et des écoles, qui organisent des manifestations très variées. Depuis 1991, le site abrite également l’observatoire des politiques culturelles, ainsi qu’un certain nombre d’associations.

La ville dispose également de deux équipements majeurs : le Palais des sports de Grenoble, qui peut accueillir jusqu’à 12 000 spectateurs, accueille régulièrement de nombreux artistes de la scène nationale et internationale comme Elton John, Bob Dylan, Snoop Dogg ou Mylène Farmer. D’autre part, le Summum est une salle de spectacle située près de l’Alpexpo qui accueille de nombreux artistes. Mesurée à 2 990 places, elle peut atteindre 5 000 places assises/debout (la « fosse » est alors vidée de ses sièges).

Salle de concert pour les musiques amplifiées, La Belle Électrique a également été implantée dans le secteur Bouchayer-Viallet dans le cadre de son réaménagement urbain. D’une capacité de 1 010 places, il complète le réseau de salles et de lieux de diffusion soutenant les pratiques dans la région métropolitaine.

bibliothèques
La bibliothèque municipale de Grenoble est une bibliothèque municipale classée qui regroupe et gère un réseau de treize bibliothèques réparties dans la ville, ainsi que huit autres bibliothèques appartenant à des institutions culturelles locales. Héritière de la bibliothèque publique créée en 1772, elle a déménagé en 1970 dans un bâtiment construit entre 1955 et 1959 par l’architecte Jean Benoit et certifié patrimoine du xxème siècle en septembre 2004. En 2010, elle conservait environ 800 000 livres et documents sur une surface de 10 161 m 2. Elle possède également des collections concernant l’ancienne province du Dauphiné et l’ancienne région Auvergne-Rhône-Alpes ou d’autres collections extrêmement prestigieuses, comme celles du monastère de la Grande Chartreuse, de Stendhal (cette collection contient environ 40 000 pages de manuscrits de livres de l’écrivain), de Berlioz, de Champollion.

Sur demande, il donne également accès à l’ancien fonds dauphinois, composé de 200 000 documents, et à l’ancien fonds général comprenant 196 000 ouvrages et 20 000 manuscrits antérieurs à 1900 et 706 incunables.

La mission de la bibliothèque municipale, outre la préservation de son patrimoine, est de contribuer au développement de la lecture et de lutter contre l’illettrisme. La bibliothèque a ainsi établi un réseau de recherche et de consultation avec vingt et une autres bibliothèques de la ville, dont huit bibliothèques associées à des institutions culturelles locales comme le centre de ressources des écritures théâtrales contemporaines, la bibliothèque des éditions Glénat ou la bibliothèque Albert-Soboul du Musée de la Révolution française de Vizille, par exemple, élargissant ainsi son fonds de lecture.

cinéma
L’agglomération grenobloise compte quarante-cinq salles de cinéma réparties dans dix cinémas. Le centre-ville est investi de petits cinémas indépendants à vocation culturelle, dont la Cinémathèque de Grenoble, qui organise chaque année le Festival du court métrage, et le cinéma d’art et d’essai Le Méliès, ainsi que le Club (cinq salles, 493 sièges). La Nef (sept salles, 876 places) et Les 6 Rex (six salles, 1 009 places), les deux anciens principaux cinémas de Grenoble avant la création des multiplexes, proposent une offre plus générale.

D’autres petites salles ont également été ouvertes dans différentes villes de l’agglomération : Espace Aragon à Villard-Bonnot, Mon Ciné à Saint-Martin-d’Hères et La Vence Scène à Saint-Egrève.

Enfin, l’agglomération accueille également deux multiplexes : un multiplexe Pathé (douze salles, 2 888 places) situé en périphérie de la ville d’Échirolles, et le multiplexe Pathé-Chavant (dix salles, 2 950 places) situé dans le quartier du centre d’hypertension. au cœur de Grenoble.

Événements culturels et festivals
Le 16 juin 2014, le nouveau maire Éric Piolle a annoncé que le Palais des sports de Grenoble devait retrouver des activités purement sportives et qu’il ne renouvellerait pas la convention entre l’association qui le gère et la ville 224. Des événements tels que les Six jours de Grenoble, le Festival international du cirque de Grenoble ou le supercross SX Tour of Grenoble ont donc disparu. Cependant, en novembre 2019, le Festival international du cirque revient sur le site de l’esplanade et le supercross international au Palais des Sports en décembre 2020.

Dimanche des Rameaux
Chaque année, un parc d’attractions, appelé Palm Fair, commence le samedi des Rameaux et dure généralement trois semaines. Cet événement festif organisé par les forains est l’un des festivals les plus importants après la Foire du Trône. Celle-ci se déroule depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale sur l’esplanade de la Porte de France, au nord de la zone municipale.

Festival le Millésime
Parmi les principaux événements, il faut également mentionner le « Festival le Millésime ». Cet événement est à la fois une fête du vin conviviale et populaire (important programme de dégustations, rencontres d’auteurs et ateliers œnologiques…), un festival de musique (programme essentiellement classique et jazz) et un marché aux vins en plein centre ville, place Victor Hugo. Lauréat du prix René-Renou en 2008.

Il s’agit de la première fête du vin en France, en raison de son ancienneté et de sa fréquence. La 24e édition se déroule en octobre 2018, dans toute la ville de Grenoble.

États généraux du renouveau
Dans un autre registre, les « États généraux du renouveau » (anciennement « Forum Libération » à Grenoble) prennent la forme de débats publics consacrés à l’avenir de notre société et ont été organisés à plusieurs reprises depuis 2007 à Grenoble par le journal Libération. Cet événement, organisé en 2007, 2008, 2010, 2011 et 2012, se déroule traditionnellement dans les locaux de la MC2.

Festival des tuiles
Samedi 6 juin 2015, la ville de Grenoble a célébré sa première « Fête des Tuiles », l’un des engagements du nouveau maire. Cette première édition a rassemblé de nombreux acteurs associatifs et culturels et a été suivie par 80 000 personnes. Pour cette occasion, 1,8 km des avenues Jean Jaurès et Libération ont été réservés aux piétons et aux vélos.

Festival d’art de rue Grenoble-Alpes
Le Street Art Fest Grenoble-Alpes est un festival d’art urbain, organisé par le centre d’art Spacejunk [archive] Grenoble. Elle se déroule à Grenoble et dans son agglomération. L’objectif affiché de ce festival est de proposer pendant plusieurs semaines des créations actuelles liées à ce mouvement artistique contemporain, au cœur de Grenoble et des villes de son agglomération. Ce festival d’art, qui se déroule généralement en juin, se présente comme le premier festival en Europe à pouvoir produire du « Street Art dans toute sa globalité et sa pluralité de disciplines ».

Festival du film
Dans le domaine du cinéma, et grâce à la Cinémathèque de Grenoble, le festival de courts métrages en plein air, qui se déroule début juillet sur la place Saint-André et dans la salle Juliet-Berto, place le genre sur le devant de la . scène cinématographique du court métrage. Début novembre, les Rencontres du cinéma de montagne sont organisées au Summum, réunissant alpinistes, guides et réalisateurs pour des rencontres avec le public autour de projections d’événements ou d’exploits dans le domaine de l’alpinisme. Enfin, chaque année, les Rencontres du cinéma italien se tiennent à Grenoble.

Grenoble accueille également le festival Vues d’en face chaque année en avril, l’un des principaux festivals de cinéma français consacré aux films gays et lesbiens. En 2014, Grenoble a également renoué avec la « Marche des Fiertés », organisée par le centre LGBT CIGALE. En 2015, une marche de grande envergure, toujours organisée par le centre LGBT CIGALE, a eu lieu, point culminant d’une semaine de fierté.

Autres festivités
Parmi les principaux événements musicaux, citons le festival Rocktambule, qui a lieu chaque année en octobre. Le Grenoble Jazz Festival et le 38e festival Rugissants ont également fusionné pour créer un nouvel événement, Les Détours de Babel, un festival de musiques du monde contemporaines. La première édition a eu lieu du 8 au 23 avril 2011. La ville de Grenoble organise également le Cabaret Frappé qui se déroule dans la deuxième quinzaine de juillet au Jardin de Ville. Il offre aux Grenoblois une programmation éclectique mettant en scène des artistes de différents horizons (confirmés ou débutants) et attire en moyenne plus de 50 000 personnes chaque année.

Depuis 2002, l’association Retour de scène organise le festival Magic Bus dédié à la musique contemporaine.

Patrimoine gastronomique
La ville est située dans plusieurs aires d’appellation attribuées par l’INAO : AOC – AOP Noix de Grenoble, Bleu du Vercors-Sassenage, IGP Emmental français Est Central (Label rouge), IGP Isère blanc, rosé et rouge.

Noix de Grenoble
Le patrimoine gastronomique de Grenoble est symbolisé par ses célèbres noix (premier fruit AOC) dont on fait le gâteau aux noix. Le gâteau original que l’on trouve encore dans certaines boulangeries de Grenoble et de la région de Vinay est une sorte de gâteau fourré au miel, au caramel et à la crème de noix.

L’aire géographique de l’AOC Noix de Grenoble comprend 259 communes réparties sur trois départements, l’Isère, la Drôme et la Savoie, principalement le long de la vallée de l’Isère. Les zones cultivées les plus denses se trouvent dans la basse vallée du Grésivaudan (en aval de Grenoble, entre le Voironnais et le Royans), au pied du massif du Vercors, mais la ville qui a donné son nom à cette appellation ne possède aucun champ de noix sur son territoire en raison de son urbanisation trop dense.

Le bleu du Vercors-Sassenage
La ville voisine de Sassenage est célèbre pour son fromage. Ce fromage bénéficie d’une AOC depuis le 30 juillet 1998 et une association, la Confrérie des Bleus, organise la promotion de ce produit culinaire en dehors de la région elle-même.

Les écrevisses
Les écrevisses sont également une spécialité de la région et sont présentes dans de nombreux plats régionaux : poulet aux écrevisses, pigeon aux écrevisses, queues d’écrevisses gratinées, quiche aux écrevisses. Parmi les autres spécialités, citons la soupe d’ombre et la fricassée de Caión.

Le dauphinois au gratin
Si le gratin dauphinois est mentionné officiellement pour la première fois, en 1788, lors d’un dîner offert aux officiers municipaux de la ville de Gap, le plat est apprécié dans tout le Dauphiné et finit par être célèbre dans toute la France. Ce plat peut être préparé selon des recettes traditionnelles comme celle du Vercors, un massif montagneux très proche de Grenoble.

Produits alimentaires locaux
La ville a également vu la création des siroperies Teisseire en 1720, de la fabrique de pâtes Lustucru en 1824, de la biscuiterie Brun en 1883 et de la chocolaterie Cémoi en 1920.

Autres spécialités régionales
La région Voironnaise, connue pour ses chocolats et ses gâteaux aux prunes, a également donné son nom à une recette de blettes : la blette à la voironnaise. D’autre part, la région est le lieu de production de trois célèbres liqueurs : le Monastère, l’Antésite et l’absinthe. La batavia rouge de Grenoble (également appelée Glory du Dauphiné) est une variété de salade produite dans la région.

Restaurants et AOC
Grenoble n’a pas de restaurant étoilé au Michelin. En revanche, le restaurant du Grand Hôtel d’Uriage-les-Bains, près de la ville, reçoit deux étoiles.

Espaces verts
En mars 2017, la ville a confirmé pour la sixième année consécutive le niveau des « trois fleurs » dans le concours des villes et villages fleuris. La ville compte plus de cinquante parcs de tailles très différentes, du petit carré au grand parc urbain de dix hectares ou plus. Grenoble, en revanche, compte environ quarante mille arbres, et la construction des lignes de tramway a permis de créer de nouvelles « coulées vertes ».

Le plus ancien d’entre eux est le Jardin de Ville. Il s’agit de l’ancien parc du château du duc de Lesdiguières, transformé en 1622 en un jardin fleuri et un espace boisé planté de tilleuls et de platanes, acheté par la ville à ses héritiers en 1719. Le Jardin des Dauphins, site classé, est également proche de la vieille ville. D’une superficie de deux hectares, il est situé sur le versant sud de l’éperon du Rachais. Aménagé en terrasses sur un terrain militaire en 1909, la situation très abritée du Jardin des Dauphins en fait un site unique avec un microclimat favorable à la végétation méditerranéenne. Au XIXe siècle, le Jardin des Plantes a également été aménagé sur 17 000 m 2. Il accompagne le Musée d’histoire naturelle et abrite, entre autres curiosités, des arbres centenaires.

L’expansion de la ville au cours du vingtième siècle a permis la création de parcs beaucoup plus grands. Le plus connu d’entre eux est le parc Paul-Mistral, d’une superficie de vingt et un hectares. Elle abrite de nombreux bâtiments, dont l’hôtel de ville et le centre sportif depuis 1968 et le Stade des Alpes, ouvert en 2008. De nombreuses sculptures et monuments y sont exposés. La vasque olympique des jeux de 1968 y est installée. Plus au sud, après le démantèlement du stade olympique de Grenoble, la création du quartier de la Villeneuve au début des années 1970 s’est accompagnée de la construction du parc Jean-Verlhac, d’une superficie de quatorze hectares.

Anciennes fontaines
La plus ancienne fontaine de Grenoble est située dans la rue Saint-Laurent et date de 1746.
La Fontaine des Trois Ordres, place Notre-Dame, en pierre et en bronze, œuvre d’Henry Ding, érigée à l’occasion du centenaire de la Journée des Tuiles et de l’Assemblée des Trois Ordres de Vizille en 1788.
La Fontaine du lion, place de la Cymaise, à l’emplacement du gué originel et unique pont sur l’Isère pendant des siècles, et au pied de la Montée Chalemont (ancienne voie romaine), œuvre de Victor Sappey, en 1843, pour inaugurer les travaux de barrage de l’Isère.
Le Torrent, au Jardin de Ville, bronze d’Urbain Basset, 1882, initialement placé sur la place de Verdun (alors appelée place de la Constitution) et installé au Jardin de Ville en 1888, sur une rocaille. Il a failli être fondu en 1942 pour les besoins de l’armée allemande. La fontaine actuelle est l’œuvre de l’architecte A. Rolland.
Le château d’eau de La Valette, érigé en 1824 sur la place Grenette, dont le jet peut atteindre 22 mètres.
Les trois fontaines de la rue Montorge, à l’entrée du Jardin de Ville, de style baroque, 1887.
Le Berger Cyparisse, statue de Jean Esprit Marcellin, 1848, qui orne la fontaine de la place de Gordes en 1850, dans la vieille ville.
Le bassin et le jet d’eau de la place Victor-Hugo au centre ville.

Fontaines modernes
La piscine dans le patio de l’hôtel de ville, 1967.
L’Huître, 1985, derrière l’Hôtel de Belmont, en pierre d’Échaillon (comme les colonnes de l’hôtel), par Louis Val.
Les Jeux de l’eau, place de la gare, 1987
Les Sphères, fontaine installée en 1986 à l’angle de l’avenue Alsace-Lorraine et du boulevard Gambetta.
La fontaine triangulaire de la place Claveyson.

Ponts et passerelles
La traversée de l’Isère et du Drac a toujours été un problème et se fait depuis longtemps par ferry, les ponts sont rares. Leur construction, pour la plupart, n’est pas très ancienne et n’a pas toujours été facile. Pendant des siècles, la ville n’a eu qu’un seul pont sur l’Isère, le pont Saint-Laurent, endommagé ou emporté par chaque grande crue et reconstruit plusieurs fois. A péage et avec des piliers en pierre au xviiie siècle, il a été remplacé en 1838 par un pont suspendu à tablier en bois, à nouveau renouvelé et à péage renforcé en 1909. Un second pont, en pierre, commencé à Lesdiguieres en 1621 fut achevé en 1671 par François de Bonne de Créqui et baptisé Pont Créqui ou Pont de la Graille. Également reconstruit en 1838, en pierres de Sassenage. D’autres ponts datent pour la plupart du xixe siècle et une demi-douzaine de routes et d’autoroutes, du xxe siècle.

Toute navigation sur l’Isère, même pour le trafic de péniches de faible tonnage, a été suspendue en 1957. La navigation est donc actuellement limitée aux petites embarcations et aux kayaks lors des promenades touristiques.

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